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Tatanka, le bison des grandes plaines !

Le bison d'Amérique du Nord est l'une des deux espèces de bisons encore vivantes, l'autre étant le bison d'Europe. Le bison des plaines , une de ses deux sous-espèces, est caractéristique des grandes prairies du Midwest en Amérique du Nord ; il constituait un animal essentiel pour de nombreuses cultures amérindiennes. L'économie des Indiens des Grandes Plaines était largement fondée sur sa chasse, alors qu'il vivait en immenses troupeaux migrants au gré des saisons.



Avant l'arrivée des colons européens en Amérique, on comptait entre 50 et 70 millions de bisons d'Amérique du Nord, vivants et migrants sur les plaines herbeuses du Mexique au Canada.

Ces troupeaux ont été pourchassés à la fin du XIXe siècle au point de menacer quasiment la survie de l'espèce (il n'en restait que 325 en 1884). Il y en aurait environ 500 000 en 2015, et au moins quelques-uns dans chaque État. C'est le premier cas américain de réintroduction réussie d'une espèce de mammifère à l'état sauvage. En mai 2016, le bison devient le mammifère officiel des États-Unis à la suite de la promulgation du National Bison Legacy Act ».


"Sitting Bull" est son nom en anglais traduit de son nom en lakota "Tȟatȟáŋka Íyotake "qui signifie "Bison qui s'assied".

En français, les anciens ouvrages et les auteurs comme le père Pierre-Jean De Smet qui l'ont rencontré le nomment Taureau Assis, il pourrait aussi se traduire par "Bison Assis" ou "Bison au repos". Sitting Bull était cependant initialement nommé "Ȟoká-Psíče" (« Jumping Badger », blaireau bondissant), qui était un nom temporaire, puis il reçut le nom de son père, "Jumping Bull", quand il était adolescent.



Pour les Indiens le bison était sacré. Ils tiraient leur subsistance de l’intégralité de l’animal. Rien n’était perdu. La peau servait à confectionner les habits mais aussi les Tipis, les cartilages fondus pour faire de la colle et les ligaments pour faire du cordage pour les arcs, la couture, etc.

Les indiens étaient eux-mêmes migrateurs pour suivre les immenses troupeaux qui remplissaient les grandes plaines de l’ouest. Ils devaient partager leur territoire de chasse avec d’autres tribus, ce qui n’était pas toujours évident.

Buffalo Bill, un autre nom tristement légendaire de l’ouest américain cette fois, mais à la même connotation liée au Bison, s’était vanté lors d’un concours d’avoir tué plus de 300 bisons en une journée ! Les bisons, décrits comme stupides mais qui ne connaissaient pas la peur de l’homme malgré les chasses indiennes, restaient près des autres animaux abattus !


Dans la mythologie de nombreuses tribus des plaines, le mot-clef de la médecine du bison est " l’abondance ". Le bison est associé en effet à l’abondance car il formait l’essentiel de la vie des nations des Plaines du centre de l’Amérique. Le bison donnait tout aux peuples. Sa fourrure était utilisée pour fabriquer habitations et vêtements, ainsi que les boucliers de paix. Sa viande était abondante et pouvait nourrir toute la communauté et une seule chasse pouvait alimenter bien des gens pendant une longue période, surtout lorsque l’on prenait la peine de faire sécher la viande et d’en faire du pemmican en la mélangeant avec de la graisse et des baies séchées. Cet aliment très nourrissant pouvait se conserver pendant longtemps.

Il est une envoyée céleste associée au bison : la Femme Bisonne Blanche. On dit d’elle qu’elle est la fille du Grand Esprit et qu’elle vient lorsque le peuple a besoin de guidance. C’est elle qui amena aux peuples des Premières Nations le calumet sacré. Dans un temps de famine, une petite bande de Lakotas reçut la visite de la Femme Bisonne Blanche qui leur enseigna comment prier afin de remercier le Créateur pour tout ce qu’il leur donnait. Car, lorsque nous savons remercier pour l’abondance qui nous entoure, nous faisons tourner la roue de la réciprocité.

Le grand bison blanc est l’un des quatre visages de l’oiseau-tonnerre. C’est lui qui génère l’énergie tellurique électro-magnétique qui jaillit du pôle nord, et circule tout autour de la terre, pour entrer au pôle sud, comme un anneau de Torus, un vortex d’énergie perpétuelle.

Cela indique que les prières du peuple ont été entendues et que les promesses de la prophétie seront exaucées.

Ceux qui utilisent la médecine du bison savent prier pour le peuple et ainsi le maintenir dans la voie de l’abondance. Grâce aux gens du bison, nous ne manquons jamais de rien. Ils savent se relier au Grand Esprit. Ils savent reconnaître qu’ils ne sont rien par eux-mêmes, mais qu’ils sont puissants lorsqu’ils se mettent en lien et en communication avec le Grand Esprit pour le bien de la nation. Ce sont des gens qui sont donc très grégaires et à l’aise dans la foule. S’ils travaillent pour le bien des autres leur énergie est quasi inépuisable. Il y a peu de différence entre les femmes et les hommes dans l’expression de la médecine du bison.



Pour moi, en tant que photographe, quel plus beau symbole de la vie sauvage du grand ouest que le Bison ? J’ai essayé de capturer ici sa beauté et sa grande majesté. Il faut aussi parler de son extraordinaire endurance à résister aux climats les plus rudes, aux prédateurs naturels tels que le loup ou l’ours brun mais surtout se réjouir qu’il ait survécu par miracle à la folie des hommes blancs !


Par Arnaud MARCHAIS

Président TROISIEME PLANETE