Tatanka, le Roi des Plaines d'Amérique

Mis à jour : mars 19



Aujourd’hui, il n’en reste que 3500 environ, peut-être 4000 véritablement libres et sauvages sur les 65 millions originels ! Surtout, il n'en restait plus que 350 au début du 20ème siècle, dont une grande partie issue du zoo de Boston qui a permis de reconstituer la petite population actuelle naturelle (ne pas confondre avec le « burger bison » d'élevage !). Oui, toujours ce fameux sentiment d'abondance infinie et disponible qui anime la psychologie des hommes blancs, encore dramatiquement de nos jours : forêts inépuisables, prairies pour le bétail inépuisables, poissons dans les mers inépuisables, eau potable inépuisable... Et pourtant les Amérindiens de l'époque, pour qui le bison était sacré et pourtant chassé, nous avaient averti de nos excès et de ses conséquences sur le grand tout.


Seules 5 nations nord Amérindiennes ont désormais un droit de chasse sur un quota très limité et défini par les scientifiques.

Une courte période chaque hiver. Le bison des plaines est totalement protégé sinon. Une fois tué, le bison est ensuite distribué à une grande partie de la communauté et rien n'est gâché évidement, comme autrefois.

J'aurais adoré assister, vivre une de ces chasses de l'époque, avec des chevaux sans bride, sans selle, juste lances, arcs et flèches et un courage à la mesure d'un talent à survivre dans et par la nature admirable. Autre chose que la chasse à la lunette d’aujourd’hui avec des armes de guerre à 300 mètres, même si le triste record de massacre (appelé chasse encore et malgré tout à l'époque) date de la période du tristement célèbre Buffalo Bill ! Oui, n'en déplaise à certains, des deux côtés d'ailleurs (celui où tout est permis et celui ou rien ne doit jamais être permis y compris aux descendants actuels des « maîtres des plaines ») mais il y a chasse et chasse pour moi !!!



Les bisons malgré leur taille, leur puissance et le support du groupe ont néanmoins comme prédateurs les loups lorsqu'ils sont en meute importante et que la neige est profonde comme ici.



Le Grizzly peut aussi être un prédateur naturel des jeunes bisons. En 1992 j'ai eu la chance de pouvoir approcher un grand grizzly mâle ayant chassé un bison. J’ai pu observer la scène le cœur battant, une dizaine de minutes, à la jumelle. Puis j'ai été éventé, certainement par l'Ours qui s'est mis à renifler un peu partout et j'ai du remettre prudemment de la distance entre nous en rampant en arrière.


Je regrette de ne pas avoir été photographe animalier, équipé, plus tôt avec tout ce que la nature m'a offert comme spectacle.

Ces occasions sont devenues finalement si rares dans les territoires du Nord. Je dois avouer que certains "Hot Spots" d'Afrique comme le Masai Mara, me laissent rêveur pour cela, même si photographier une chasse là-bas n'est pas non plus si fréquent de nos jours !

En tout cas, vive les bisons, libres et sauvages !


Celui-là, au 70/200mm était vraiment... impressionnant je dois dire, on s'est bien régalé à faire rapidement la photo

Texte et photos Arnaud Marchais, photographe Troisième Planète.

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